Neptune Naturopathe Rennes
Neptune Naturopathie à RENNES, DINARD, SAINT-LUNAIRE, SAINT-BRIAC
Du lundi au vendredi, 9h-21h

Auto-maltraitance émotionnelle & Naturopathie

Publié le 24 mars


Auto-maltraitance émotionnelle et Naturopathie.



Quand la relation à soi devient maltraitante.

Fort heuresement on parle de plus en plus des violences psychologiques, des relations toxiques, cependant on parle beaucoup moins de ce que l'on peut s'infliger à soi-même, silencieusement.

Pourtant la souffrance ne vient pas toujours de ce que l'on vit, mais aussi de la manière dont on se traite intérieurement.

Qu'est-ce que l'auto-maltraitance émotionnelle ?

L'auto-maltraitance émotionnelle désigne l'ensemble des attitudes, pensées, comportements et choix par lesquels une personne entretient, envers elle-même, une forme de violence psychique.

Elle se manifeste notamment par :

  • une critique intérieure permanente,
  • une culpabilité excessive,
  • une dévalorisation chronique,
  • des exigences irréalistes envers soi,
  • une difficulté à reconnaître ses besoins émotionnels,
  • des décisions répétées qui conduisent à la frustration, à l'échec ou à la souffrance relationnelle : l'auto-sabotage

Ce n'est pas simplement « manquer de confiance en soi » mais une manière plus profonde et durable de se traiter intérieurement.

Une violence tournée vers soi, le plus souvent inconsciente.

Un point essentiel est que l'auto-maltraitance émotionnelle n'est pas un choix conscient. La personne ne cherche pas à se faire du mal. Elle agit, pense et décide à partir de mécanismes devenus automatiques.

Le dialogue intérieur est souvent dur, exigeant, voire dévalorisant. Avec le temps, cette façon de se parler devient la norme.

L'origine : l'histoire affective.

Ces mécanismes s'enracinent très souvent dans l'histoire relationnelle et affective.

Quand, dans l'enfance ou l'adolescence :

  • les émotions ne sont pas reconnues,
  • les besoins affectifs sont peu entendus,
  • l'enfant est sur-responsabilisé, dévalorisé, comparé ou ignoré,
  • l'enfant ou l'adolescent vit des blessures fortes (trahison, abandon,..) ou des traumatismes.

Il peut intégrer, sans en avoir conscience, des messages profonds :

« Je dois faire plus pour être aimé »
 « Ce que je ressens n'est pas important »
 « Je ne suis jamais vraiment suffisant »

Ces messages deviennent peu à peu des croyances sur soi. De fausses croyances.., limitantes.

Quand l'environnement n'est plus nécessaire pour souffrir.

Avec le temps, la personne n'a plus besoin d'un environnement réellement maltraitant pour se faire souffrir.

Elle va reproduire inconsciemment, dans ses relations et dans ses choix de vie, les mêmes schémas.

Elle se place dans des situations qui confirment ce qu'elle croit déjà sur elle-même.

C'est un point central dans l'auto-maltraitance émotionnelle : les comportements sont mis en place afin de s'aligner sur les croyances négatives que la personne entretient à son sujet.

Comment reconnaître l'auto-maltraitance émotionnelle ?

Quelques signaux sont particulièrement fréquents :

  • se parler intérieurement de manière dure ou méprisante,
  • minimiser ses réussites,
  • se sentir souvent « trop » ou « pas assez », « indigne de.. »
  • avoir du mal à poser ses limites,
  • ressentir de la culpabilité quand nous prenons soin de nous,
  • répéter des situations relationnelles qui nous font souffrir,
  • douter fortement de notre légitimité, même lorsque les faits se contredisent.

L'auto-maltraitance émotionnelle est rarement spectaculaire. Elle est discrète, quotidienne, silencieuse.

Auto-maltraitance émotionnelle et auto-sabotage.

- L'auto-sabotage est principalement comportemental :
Procrastination, abandon, évitement, décisions qui font échouer un projet, une relation.

- L'auto-maltraitance émotionnelle est d'abord intérieure :

Elle concerne la manière dont l'on se juge, dont on s'adresse à soi-même, et dont nous interprétons ce que nous vivons.

Très souvent, l'auto-sabotage n'est qu'une conséquence de cette relation intérieure, une composante de cette auto-maltraitance.

La bonne nouvelle : ces mécanismes peuvent se repérer et se transformer.

Le message fondamental est celui-ci : nous pouvons prendre conscience de ces fonctionnements en :

- Identifiant ces mécanismes :

  • reconnaître les pensées automatiques,
  • observer ses réactions émotionnelles,
  • repérer les comportements répétitifs qui entretiennent la souffrance.

- Comprenant :

  • d'où ces mécanismes viennent,
  • comment ils se sont installés,
  • quelles croyances ils continuent de renforcer.

Cette étape d'observation est déjà un acte de transformation.

Le travail sur le stress et les émotions : un premier levier concret.

Apprendre à mieux se connaître passe aussi par un travail très simple et très fondamental : celui de la régulation du stress et des émotions.

Observer ce que l'on ressent, s'autoriser à reconnaître ses émotions, mettre des mots sur ce qui est vécu intérieurement, et pouvoir exprimer tout cela de la manière qui nous conviendra le mieux.

Cela permet de sortir progressivement de la confusion émotionnelle et d'amener de la clarté sur nos réactions et mécanismes qui s'opéraient jusqu'à la.

Le rôle du corps dans l'observation de soi avec la Naturopathie.

On oublie souvent que l'accès à soi passe aussi par le corps.

Le vécu émotionnel s'exprime dans les tensions, la respiration, la posture, le rythme intérieur.

Dans une approche naturopathique à la fois scientifique et subtile, les techniques manuelles jouent un rôle précieux pour soutenir ce travail d'observation :

  • relaxation, diminution du stress et de l'anxiété
  • meilleure circulation générale, levage des blocages, meilleure respiration,
  • temps de recentrage corporel et réappropriation de son schéma corporel

Le massage bien-être, la relaxation coréenne, les différentes réflexologies, les exercices de respiration sont de superbes outils pour faciliter l'apaisement du système nerveux et la capacité à se (re)connecter à soi.

Ils constituent un véritable soutien pour celles et ceux qui souhaitent engager un travail profond et global.

Éveiller la conscience plutôt que chercher à se « réparer ».

Le travail sur l'auto-maltraitance émotionnelle n'est pas une quête de perfection. Il ne s'agit pas de se corriger ou de devenir quelqu'un d'autre mais avant tout d'apprendre à se regarder avec plus de justesse et de développer une relation plus respectueuse avec ses limites, ses émotions et son histoire.

Dans ce cadre, mon rôle en tant que naturopathe n'est pas d'être un « sauveur », « un guérisseur »
mais d'accompagner celles et ceux qui souhaitent mieux se comprendre, mieux s'observer et retrouver une relation plus apaisée à eux-mêmes en mettant en place une hygiène de vie propice au mieux-etre.

Quand un accompagnement spécifique est nécessaire.

Certaines blessures, certains schémas profondément ancrés ou certaines expériences traumatiques demandent un accompagnement spécifique.

Dans ces situations, un travail plus profond peut être indiqué, notamment avec :

  • un psychologue ou un psychothérapeute,
  • un professionnel formé à l'EMDR,
  • ou d'autres approches thérapeutiques adaptées : hypnose, EFT, TCC

L'accompagnement naturopathique, le travail corporel par les soins, la conscience de soi par l'auto-observation et l'accompagnement psy, ainsi que le « traitement » des problèmatiques par l'EMDR agissent alors en synergie dans une logique réellement intégrative.

Conclusion.

L'auto-maltraitance émotionnelle est une souffrance souvent invisible.

Elle ne se voit pas, mais elle conditionne profondément la manière dont une personne se traite, se respecte, se limite ou s'autorise à vivre.

Mettre de la conscience sur ces mécanismes ouvre un espace essentiel : celui d'une relation à soi plus lucide, plus respectueuse et plus vivante.

Comprendre ce que l'on s'inflige intérieurement, c'est déjà commencer à transformer la relation la plus importante de sa vie : celle que l'on entretient avec soi.

La suite nous attend...

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